Valérie Jacopin
Artiste visuelle
Vit et travaille à Épernay
Téléphone : (0033) 06 19 40 34 99
valjacopin@orange.fr
Biographie
2009
Paris 8, Institut des Études Européennes, Maîtrise Sciences humaines et sociales, politique et gestion de la culture européenne
2001
Kunsthochschule, Université des Arts, Kassel, diplôme de fin d’études d’Art ( Freien Kunst ), Kassel, Allemagne
1992-1995
École supérieure des arts et de la communication, Pau

Expositions
2025
Syndicat Général des Vignerons de la Champagne, Épernay, peintures Les paysages de la Champagne

2024
Comité Champagne, Épernay, peintures Les paysages de la Champagne
2018
Musée Fridericianum, Kassel, vidéo Reviviscence
2015
Petite Pinacothèque, Épernay, photographies
Médiathèque, Épernay, photographies
2013
Galerie du Cardo, Reims, photographies Révélations
2009
Commission européenne, Espace Berlaymont, Bruxelles, photographies Über Schönheit
2007-2009
Artothèque éphémère de Champagne-Ardenne, photographies Über Schönheit
2007
La Rotonde de Mohon, gare de Mohon, « Gare(s) aux arts! », Charleville-Mézières, photographies Über Schönheit
Hôtel de Région, Châlons-en-Champagne, photographies Über Schönheit
Musée d’art moderne, Troyes, photographies Über Schönheit
2006
Médiathèque, Épernay, peintures
Médiathèque Dizy, peintures
2005
Millésium, Épernay, photographies
2004
Aérodrome, Plivot, photographies plastiques
2003
Maison des jeunes et de la culture Le Flambeau, Reims, photographies expérimentales, résidence et exposition
2001
Kunsthochschule Kassel, photographies Über Schönheit
Kunsthochschule, atelier de Floris Neusüss, photographies expérimentales
Kunsthochschule Kassel, atelier de Udo Koch, installation
Galeries Bitner et Debinski, Kassel, photographies expérimentales
2000
Kunsthochschule Kassel, atelier de Ürs Lüthi, installation
Kunsthochschule Kassel, atelier de M. Gastrop, lithographies et gravures
Galerie Bitner et Debinski, Kassel, photographies expérimentales
1999
Galerie Bittner und Debinski, Kassel
Kunsthochschule Kassel, atelier de Dorothee Von Windheim, photographies
1998
École Nationale de Photographie, Rencontres de la Photographie, Arles, photographies plastiques
Kunsthohchschule Kassel, photographies plastiques
Galerie Bittner et Debinski, Kassel, photographies
1997
Galerie Stellwerk, Kulturbahnhof, Kassel, photographies Révélations
Kunsthochschule, Kassel, atelier de Rob Scholtes, photographies Rosa
Galerie Bittner et Debinski, Kassel, photographies
1996
Kunsthochschule, Kassel, photographies, portraits en noir et blanc
Kunsthochschule, Kassel, Atelier de Rob Scholtes, photographies Rosa
1995
École supérieure des arts et de la communication, Pau, photographies en noir et blanc, installation
Maternité du foirail, Pau, installation
Casino, Pau, photographies, portraits en noir et blanc
1994
École supérieure des arts et de la communication, Pau, installation
Camara, espace expositions, Pau, photographies
1993
École supérieure des arts et de la communication, Pau, photographies
1992
École supérieure des arts et de l communication, Pau, photographies
Peintures et dessins


Collection particulière Épernay

Collection particulière Épernay


Collection particulière Épernay






Collection particulière Reims








Collection particulière Reims




» Ebloui…
De retour de la foire internationale d’art contemporain de Bâle, Art Basel, le regard acéré, je rends visite à Valérie Jacopin, dont la problématique actuelle est d’explorer la peinture de paysages, à l’ère du numérique.
Sa récente série des paysages de Champagne met en perspective les inventions visuelles opérées par les peintres modernes, issues de découvertes scientifiques successives sur la phénoménologie de la vision, au fil des évolutions de l’histoire de l’art depuis le 19ème siècle.
Dans le même élan, Valérie Jacopin intègre les effets mentaux et visuels induits par la généralisation du numérique.
Il s’ensuit un effet inattendu : chaque paysage représenté génère la sensation d’une intense présence inhabituelle. C’est une peinture très personnelle, caractéristique de notre époque, comme l’ont été successivement celles qui furent inventées, en leur temps, par l’impressionniste Claude Monet, par les expressionnistes allemand Karl Schmidt-Rottluff et Ernst Ludwig Kirchner, par l’expressionniste abstrait danois Per Kirkeby et l’américaine Joan Mitchell, autant de références pour l’artiste, issue de la Kunsthochschule de Kassel, fine observatrice de cette région.
Sa peinture traduit une représentation particulière de la Champagne, à l’époque de la couleur lumière (celle des écrans, sur-lumineuse) par la couleur matière (du pigment pictural).
Du numérique, elle retient la forte luminosité des écrans et l’hyper-netteté de la définition des images qui attirent et retiennent habituellement la vision. Dans ses tableaux, c’est cette luminosité particulière qui assure l’unité des éléments du paysage, unité jusqu’alors maintenue en peinture par le dessin.
Ce type d’œuvre retient d’autant plus l’attention qu’il présente une rare caractéristique : il n’affiche pas de manière ouverte son apparentement avec le numérique : point de pixel ni de signe particulier emprunté à cette référence technique… Seule émerge une impression, étrange, de réalité plus forte qu’à l’habitude dans ce genre pictural.
Le regard flotte face à ces espaces. Il passe aléatoirement des détails proches aux élémentslointains, tous traités de manière plus ou moins indéfinie. La forte luminosité, qui unifie l’ensemble, caractéristique majeure jusque-là dévolue aux seules images numériques de nos écrans, nous éblouit.
La qualité de la représentation s’en trouve d’autant plus renforcée, qu’elle met en œuvre notre perception courante des espaces étendus. En effet, la netteté que l’on observe habituellement dans de tels environnements ne dépasse pas les premiers mètres, la perception nette des lointains étant due à une reconstruction, par le cerveau, à partir de ce que nous en connaissons préalablement. Ici, c’est ce même ressenti qui s’exprime, durablement, d’où la sensation de faire corps avec chaque peinture, comme nous le faisons dans la nature elle-même, aux moments où nous en sommes les plus proches.
Les œuvres suscitent ici une impression de tension visuelle entre l’aspect à la fois abstrait et semi figuratif qui les constituent, d’une part, et l’impression hyperréaliste, paradoxale, ressentie face à ces œuvres, d’autre part. Le regard oscille entre la tentative d’établir une vision générale stable de l’espace représenté et des captations aléatoires de l’attention, ici ou là, au gré de l’attrait de tel ou tel détail. Valérie Jacopin parvient ainsi à solliciter l’attention comme elle l’est habituellement face à un vaste paysage lui-même, perçu par nos contemporains, traversés depuis plusieurs décennies, par le numérique.
L’expérience se poursuit… je décide d’emporter plusieurs œuvres et de les observer sur les lieux même de leur réalisation (Hautvillers, Courtemont-Varennes, Venteuil, Epernay, Mesnil sur Oger…) Je constate alors combien ce déplacement renouvelle puissamment la vision courante que l’on peut avoir jusqu’alors de ces endroits familiers. C’est effectivement très fort…
De retour chez soi, exposer l’œuvre subjectivement choisie, c’est garder à ses côtés la nouveauté du ressenti, de l’émotion éprouvée sur place, face à la nature elle-même, en son absence.
En renouvelant le regard, ces paysages, rendent la réalité champenoise, qui m’est familière, toujours plus intéressante…
L’œuvre choisie est venue rejoindre d’autres œuvres d’artistes qui, depuis l’impressionnisme, reflètent un moment de leur travail lors duquel s’est posé la question de savoir comment représenter l’environnement d’une façon propre à leur époque, en tenant compte des connaissances et des techniques les plus récentes *. Bienvenue ! «
© C. Weidmann, collectionneur. Juin 2024
* Imi Knoebel, Gerhard Richter, Florian Maïer aichen, Don Eddy …